Cameroun/Université de Douala : Un réseau de trafic  des notes  en gestation découvert à la FSEGA

Félix Epée
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Le Doyen de cette faculté, Tamokwe Piatie Georges Bertrand  soupçonné  d’être à l’origine de  ce réseau au sein de cette institution académique.

Une cellule informatique parallèle gérée par les étudiants  aurait été mis sur pied dans les bureaux de la maintenance  de l’Université de Douala. Elle serait pilotée  par Piatie Georges Bertrand Tamokwe, le Doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion appliquée et encadrée par le Dr Amadou, chef  service de la maintenance.

Les étudiants sont surpris de constater que leurs notes sont désormais  gérées par certains de leurs camarades étudiants. Selon quelques uns d’entre eux rencontrés, ces derniers s’occuperaient  des notes des examens du 1er semestre.

Cette nouvelle est tombée tel un séisme au sein de cette institution académique où beaucoup d’étudiants se sont constitués en groupe pour pouvoir demander les services de ces nouveaux informaticiens de circonstance. De fil en aiguille, la nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre  dans toute l’université.

Scandale

Un scandale pour une institution comme l’Université de Douala qui prône l’excellence par rapport à la formation de ses apprenants. De surcroît, une éthique vis-à-vis de ses enseignants et encadreurs.  

Cette dérive qui reste inédite au sein de cet établissement académique supérieure a amené plusieurs étudiants à chercher à comprendre comment les étudiants peuvent se transformer en informaticiens de circonstance en lieu et place de vrais informaticiens dont revient cette charge ? Qui a pu leur donner cette responsabilité sachant les risques  auxquels peut s’exposer  cette  institution universitaire ?  Pour que, les étudiants qui sont jugés, fassent partie d’un réseau de fraude à travers lequel, ils peuvent s’octroyer eux-mêmes les notes et le faire également pour  leurs camarades ?

Les soupçons vont plutôt en l’endroit du doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion appliquée et du Chef service de maintenance de la cellule informatique. Un vrai nivellement vers le bas de l’Université de Douala sur lequel voudraient entraîner ce doyen et son équipe.

Gangrène à éradiquer

En plus, le risque de ce genre d’opération est la fiabilité de ces notes. Personne n’est sûr, aux dires de quelques personnes au courant de cette affaire, que l’évaluation de l’étudiant sera exacte et reflètera son vrai niveau. D’où le questionnement sur la crédibilité des effets académiques qui sont délivrés dorénavant par cette institution. Car, avec ce faux qui s’installe, ajouté à  l’achat des consciences, il y a lieu de craindre voir cette institution quitter le champ de l’excellence pour celui de la médiocrité. Ainsi risquer voir dans le futur les étudiants de cette université qui envisageraient poursuivre leurs études dans les universités étrangères leurs dossiers rejeter pour manque de niveau.

Vivement que le recteur de l’Université de Douala, Mangloire Ondoua, mette une enquête sur pied pour définir les responsabilités dans cette magouille  et  ampute au plus  vite son établissement de cette gangrène qui risque de prendre des proportions inquiétantes et devenir préjudiciable à l’avenir pour ne nombreux étudiants.

Gabriel Fodjeu

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