Plusieurs hommes politiques camerounais originaires ou non de ces régions du pays ont désinformé les populations et influencé négativement leur perception du patriotisme. Et les ont ainsi poussés à commettre des crimes assez odieux à l’endroit de leurs compatriotes dont ils auront à répondre un de ces jours.

La politique est un monde complexe. Ombrageux. Un univers où les enjeux sont nombreux. Un espace où les politiques rivalisent de stratégies pour influencer l’opinion publique et la conquérir. Leur arme ! les manipulations politiques. Au Cameroun, elles ont été combinées à la haine et à une volonté de déstabilisation. Entre 2018-2020 les politiques ont aiguillé leur argument sur la crise du Nord-Ouest/Sud-Ouest (NOSO). Leur angle d’analyse drapé de mensonges a fait le lit des assassinats ciblés avant/après la présidentielle 2018. Il n’est donc pas inutile de rappeler à la veille de la présidentielle 2025, quelques assassinats par décapitations perpétrés par leurs ‘poulains.’
Manipulations des consciences
Les politiques sans étoffe (endo-colons) et les ONGs sous la perfusion financière occidentale, se sont accrochés à la crise dite ‘anglophone’ pour développer des techniques possibles de manipulation. Une gesticulation non-idéologique qui a détourné l’opinion des concepts fondamentaux de nation en ‘construction’ et de République.

Malicieux, ils ont ‘désinformé’ les citoyens et influencé négativement leur perception du patriotisme. Puis, ‘manipulé leurs émotions’ pour susciter leur adhésion au discours divisionniste. Poursuivant, ils ont articulé un certain nombre de moyens afin de fédérer la population à leur ‘ennemi commun’—Paul Biya. L’‘ennemi’ trouvé, ils ont garni leurs discours de ‘promesses chimériques et utopistes.’ Ainsi, ‘Le mensonge qui était l’art des faussaires, des dupeurs et des flatteurs est devenu à la portée de tout le monde. Analyse Mostefa Khella. Le palmarès [revenant] aux hommes politiques dupant une plèbe anesthésiée et complice du désordre sociétal.’
Outils de propagande
L’opposition camerounaise la plus radicale a mis à sa disposition les media traditionnels plus le ‘clic’ que leur offre l’ère du numérique pour propager les mensonges socio-politiques et économiques. Ces instruments qui leur permettent d’atteindre des millions de personnes, sont intensivement utilisés pour la campagne anti-gouvernementale. La ‘manipulation de l’image’ et le montage des vidéos d’un côté crucifie le gouvernement, et de l’autre, ont encensé les crimes des terroristes-amba. Ils peuvent se permettre cela. L’abrutissement des militants et sympathisants de certains partis politiques à cette époque-là, et à ce jour, les interdit de consulter des ‘sources d’information objectives et diversifiées,’ et d’‘évaluer la crédibilité’ de leurs leaders. Ces consommateurs sans ‘discernement’ d’info, deviennent soit des propagandistes de la théorie du crime, ou des terroristes actifs. Car, comme écrit George Orwell, ‘Le langage politique est conçu pour donner aux mensonges des airs de vérité, rendre le meurtre respectable et faire passer pour solide ce qui n’est que du vent.’

Ces politiciens-instigateurs de mort dans le NOSO ne sont en vérité pas des ‘spin doctors,’ des ‘maîtres du faire croire,’ des ‘persuadeurs clandestins,’ des ‘ingénieurs du Chaos,’ ou des ‘ingénieurs des âmes,’ qui, comme écrit David Colon, ‘[…]nous influencent à notre insu, depuis plus d’un siècle, […] fabriquent le consentement ou le dissentiment, font et défont les élections, persuadent des nations d’entrer en guerre, défendent les intérêts des industries polluantes ou promeuvent la consommation des masses.’ Ils sont au contraire des assassins bruts et sans finesse. Des vautours pour qui le Cameroun est la proie. Des antipatriotes qui ont gagé leur pays aux impérialistes pour négocier leur marche sans gloire sur Etoundi, et y siéger sans les manettes du pouvoir.
Soldats décapités
Le Caporal Ndongué Etienne. Originaire du Département de Mbéré dans l’Adamaoua, est enlevé et décapité le 28 décembre 2018. Ce jour, le Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) sur renseignements mène une opération de terrain. Deux terroristes-amba sont tués. Les rescapés dans leur fuite laissent tomber une tête humaine. L’un des soldats du BIR l’identifie comme étant celle de Ndongué Etienne. Le téléphone portable de l’un des terroristes abattus contient le film de l’horrible décapitation du Caporal Ndongué. Une vidéo de 51s présente un homme nu, rien qu’avec son T-Shirt GP. Fatigué. Blessé. Interrogé violemment et recevant des coups. L’œil droit presque hors de l’orbite. La seconde vidéo de 31s montre un de ces monstres dans son œuvre de décapitation avec une machette non-acérée. Pour achever son œuvre macabre il pose la tête sur une pierre pour trancher. Le jour où ce brave Caporal avait été kidnappé, il portait un T-Shirt de la GP. Ce qui l’identifiait comme militaire. Pire, il était sorti seul. Faisant de lui une proie facile. Lire aussi sur le même sujet: https://mibiamaafrica.com/cameroun-nord-ouest-presidentielle-2025-funwi-ayaba-cho-et-la-terreur/
Le soldat 1ère classe Seta Mbahnam Kevin subira le même sort. Infirmier militaire en service au BIR, il est enlevé le 21 décembre 2019 vers Nchobo, puis conduit à Mbengwi où il est décapité le 23 décembre 2019 après tortures. Sur les images de son assassinat, Seta Kevin avait les mains attachées au dos. Il est égorgé à l’aide d’un couteau dans une nuit noire éclairée par la faible lueur d’une torche. La tête détachée du corps est posée sur une large feuille de macabo.

Dans une vidéo de 21s diffusée sur les réseaux sociaux le 14 juillet 2021, l’on peut entendre des terroristes ricaner en arrière-plan autour de la tête sans corps d’un élément du BIR. Le crâne, côté droit est enfoncé. Sur le même côté, on observe un gros trou légèrement au-dessus de la cage sourcilière. Une autre vidéo de 59s montre le corps d’un BIR décapité et dépiécé. Il avait été kidnappé le 20 juin 2021 à Bamali Ndop, par Mbashie Sylvester (‘Général Shina Rambo’). Ce dernier,originaires de Bambalang Nkoketunjia, était le frère biologique de Mbashie Clément Kwambe (‘Général No Pity’),abattu le 4 février 2023. Ces frères terroristes étaient sous le commandement du ‘Interim Government’ du ‘Pasteur’ Sako Ikome.
Civils étêtés
Liste non-exhaustive. Néanmoins, il faut se demander pourquoi les terroristes-amba tuaient et tranchaient la tête des soldats. La raison est simple. Ayuke Tabe avait mis à prix la vie des soldats. Tout terroriste qui tuait un soldat et apportait sa tête avait une prime de FCFA2 000 000. Ils ont étendu la décapitions aux civiles pour préparer leur ‘Odishi.’ Les enseignants sont leurs pires ennemis après les forces de défense. Vondou Olivier, enseignant au Lycée Bilingue Public (GBHS) de Nitop Bamenda, est assassiné et décapité le 21 mai 2019. Sa tête est abandonnée à Mobile Nkwen. Le 17 juillet 2021 un homme dont l’identité n’avait pas été révélée est égorgé. Sa tête sert de jouet à ces créatures d’une autre nature. Le lendemain 18 juillet 2021 ils décapitent un nommé Essomba sur la route de la plage d’Ekondo Titi. Lire aussi sur le même sujet: https://mibiamaafrica.com/cameroun-noso-election-2025-un-dangereux-terroriste-abattu-a-lira-hotel-bamenda/
Ces fils de l’enfer n’ont pas de limite. Pas de ligne rouge. Ils s’attaquent aux autorités traditionnelles. Agbor Samuel Eyong, affectueusement appelé Vekpem, chef-régent adjoint d’Okoyong, village de l’Arrondissement de Mamfe-Centre, Département de la Manyu, dans le Sud-Ouest est tué le 16 juin 2019, et le cou tranché. Sa face complètement tuméfiée. Signe de grandes douleurs avant qu’une mort forcée n’enveloppe son âme. Sa chemise carrelée bleu-blanc est teintée de latérite rouge.

Complices guillotinés
Leur couteau édenté passe sous toutes les gorges. ‘Serpent Noir,’ un de leurs compagnons de terreur est décapité le 15 août 2019. Il est accusé par ses ex-amis(?)d’être un traitre. Il est torturé pendant des heures avant de subir ce qu’il avait peut-être infligé à d’autres. Les photos sont horribles. Ce crime s’est passé à Ekona, dans le Sud-Ouest.
Florence Ayafor dépiécée
‘La torture et le meurtre de Mme Florence Ayafor sont inhumains, inacceptables et ne reflètent pas les valeurs de l’Ambazonie future et libre que nous nous battons pour construire. Notre combat pour la liberté et l’indépendance n’a aucune place pour les actes de barbarie et les meurtres de quiconque, quels que soient son opinion révolutionnaire, son camp ou son crime.’ Indique un communiqué de ‘Ambazonia Self Defense’ (ASC). Une branche des amba-terroristes qui ‘a accusé des soldats camerounais d’assassinats ciblés.’ Ecrit Mbah Godlove, bien que ‘l’identité des assassins de Florence Ayafor reste toutefois incertaine.’ Poursuit-elle. Ces accusations sans fondement sont colportées par les ONGs cocufiées à l’Occident et les partis dits de l’opposition de la même fibre.

Deux vidéos documentent l’assassinat le 29 septembre 2019 de Florence Ayafor. La première, longueur de 2mn20s projette les supplices de cette pauvre femme, de 46 ans, Directrice de la prison Centrale de Bamenda. Toute nue, trainée sur une route latéritisée. Les fesses décapées, crachant du sang. La seconde, en 2mn16s retrace sa décapitation. Originaire d’Awing, Ayafor avait été enlevée à Pinyin alors qu’elle se rendait à des funérailles. Les deux premiers suspects (Siba Innocent Akuma né à Santa Njung, et Ngu Roger né à Bamenda) impliqués dans le meurtre de Florence Ayafor, décapitée et mutilée, avaient été présentés à la presse le 10 juillet 2020 par le ministère de la Défense.
Appui au terrorisme
Désosser le Cameroun était leur objectif. Partis politiques et ONGs aliénés à l’étranger sont à la manœuvre pour mener cette action en coordination avec des acteurs résidant à l’étranger. Pour une unité d’action, les membres de la BAS rencontrent Eric Tataw Tano. Ce monstre porte le surnom de ‘Garri Master’ parce qu’il avait ordonné, et c’était exécuté, de ‘tronçonner’ le pouce de tout enfant pris sur le chemin de l’école. Le même traitement était appliqué aux ouvriers et enseignants. La BAS, alliée de Maurice Kamto, avait alors organisé un fundraising en Allemagne pour financer ces terroristes-amba parrainés par Sako Ikome, Ayuke Tabe, Ayaba Cho, Ndong Emmanuel, Eric Tataw, Ebenezer Akwanga, Chris Anu, Tapang Ivo, Asu Lucas, et autres. Le MRC de Kamto n’est pas resté à la marge. Albert Ndzongang va déclarer, ‘Ce que nous avons gagné dans ce combat c’est notre rapprochement avec la direction des ambazoniens du Cameroun de l’Ambazonie’ (https://www.facebook.com/share/v/17Q2baXgxw/).
Beaucoup de ces criminels sont en indélicatesse avec la justice. Eric Tataw est l’un d’eux. Après avoir versé un acompte de $440 000 pour l’achat d’une maison de $1.3 million, les procureurs chargés de l’affaire de fraude au Paycheck Protection Program (PPP) ont déclaré que cet argent provenait d’activités criminelles. Ce qui présage une saisie de la maison. Si la justice camerounaise n’était pas complaisante avec les politiques, les auteurs du ‘Bug informatique’ auraient été mis en examen. Tout comme ceux qui ont encouragé directement ou indirectement en 2016 et après, les décapitations. Muets, ils se sont tous portés candidats à la présidentielle du 12 octobre 2025.
Néanmoins, ‘quand la saison des juges justes’ sonnera, que personne ne renie ses actions, ni ses propos. Chacun paiera pour une tête coupée.
Feumba Samen
