Battus à Praia par le Cap Vert 1 but à 0, les Lions Indomptables du Cameroun hypothèquent la possibilité de se rendre en été de l’année prochaine au Mondial aux Etats-Unis, Canada et au Mexique.

C’était le match à ne pas perdre. Malheureusement, le Cameroun l’a perdu 1-0. Un match capital qui donnait lieu à une qualification directe à la Coupe du Monde 2026. Une compétition à laquelle les coéquipiers de Vincent Aboubakar et André Onana risquent ne plus participer à cause de cette défaite concédée à Praia. Contreperformance qui éloigne les Lions Indomptables du Cameroun de quatre points des Requins Bleus du Cap-Vert, leader du groupe.
Le destin du Cameroun est désormais entre les pieds de ses adversaires. L’équipe de football du Cameroun doit dorénavant compter sur un faux pas de son homologue Capverdien lors de leurs deux dernières rencontres avenirs tout en espérant un sans-faute contre l’Angola à domicile et l’Île Maurice chez elle. Scénario quasi inimaginable au départ favorisé par un environnement extra sportif tendu entre le Ministère des sports et la Fédération camerounaise de football. Atmosphère qui n’a que contribué à fragiliser les performances des joueurs sur le terrain, indirectement celle de l’équipe entière.
Les Lions rattrapés par leur contreperformance
L’un des cas illustratif est le match nul concédé face à l’Eswatini en mars 2025 en Afrique du Sud à cause du refus des joueurs, sous influence des cadres du ministère des sports, d’emprunter l’avion affrété par la Fécafoot pour joindre le lieu du match. Faisant le choix d’emprunter la route à une heure tardive de la nuit pour arriver au petit matin dans la ville où devait se tenir la rencontre. Sans entraînements, ni repos.

Aujourd’hui, cette contreperformance, ajouté à la défaite de Praia rattrape nos dirigeants. Il n’est pas sans conséquence sur le classement des Lions Indomptables dont les chances de se qualifier sont désormais assez réduites.
En effet, on ne peut pas créer les germes du désordre et escompter un résultat meilleur et positif. Les responsables du ministère des sports en optant de mettre les bâtons dans le travail de la Fédération camerounaise de Football contribuent avec des conséquences que l’on sait sur les résultats à porter atteinte à l’orgueil des camerounais. Les victoires de l’équipe nationale entrainant de fait un sentiment de fierté nationale généralisé chez les camerounais, surtout en ce moment où l’image du pays est le plus corné.
Divertir les populations
Le football en Afrique en général et au Cameroun en particulier a un rôle à multiples facettes. Il constitue, dans un pays plein de clivages comme le nôtre, un puissant facteur d’unité nationale et de cohésion sociale. Il sert à renforcer la conscience collective nationale. Car, chaque joueur étant vu comme représentant de son pays dans les compétitions internationales.
En même temps, ce sport, est un instrument de propagande pour les gouvernements des nations en construction comme les nôtres. Ils s’en servent pour divertir les populations afin qu’elles se focalisent sur autres choses que celles qui portent sur leur bien-être que ceux qui nous gouvernent ne parviennent pas à leur offrir. Impossible donc de nier les enjeux qui se cachent derrière un simple ballon rond.
Conséquences désastreuse sur la stabilité
Cette défaite contre le Cap-Vert concédée dans un contexte politique tendu qui nous entraîne éventuellement vers l’élimination, risque d’amplifier un sentiment de frustration populaire déjà observée à travers les conditions socio-économiques peu enviables dans lesquelles vivent les camerounais. Avec les conséquences désastreuses que cela peut engendrer sur la stabilité du pays.

Les responsables du ministère des sports dont les victoires de notre équipe nationale de football profitent au premier chef, n’en n’ont presque pas conscience du risque encouru en voulant, dans le conflit qui les oppose à la fédération, passer leur égo avant de football. Bien que les chances de qualification des Lions Indomptables soient désormais minimes, il est temps, pour le bien de nation, que ce folklore s’arrête. Que les joueurs qui se sont laissé instrumentaliser reprennent leur place d’athlètes en pensant uniquement à faire leur boulot. Qu’ils sachent que s’il y a victoire, elle est d’abord la leur avant celle des dirigeants et des camerounais. Il en va également de leur carrière.
La rédaction.
