Biya réélu, place au travail.

Félix Epée
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Le 27 octobre 2025 a pris fin le processus électoral  au Cameroun avec la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre du même mois. Un résultat qui a donné le président sortant, Paul Biya,  vainqueur et mis fin au suspense de 15 jours.

L’élection est ainsi derrière nous. Les camerounais ont un regard  désormais tourné vers l’avenir. Excepté quelques mécontents et mauvais perdants qui ont  décidé d’obtenir d’une autre manière  ce qu’ils n’ont pas pu avoir par les urnes. Ils appellent à l’insurrection en demandant aux populations à descendre dans la rue. L’objectif visé : paralyser les institutions et les activités économiques. Empêcher ainsi au camp adverse de gouverner. Montrer aux yeux du monde à travers cette adhésion l’illégitimité du président nouvellement élu. Mais l’oiseau a vu à temps le caillou qui était supposé l’abattre comme dit généralement un dicton populaire camerounais.

Le gouvernement camerounais a pris des mesures à la hauteur des attaques pour contrecarrer ces manifestations qui passaient pour pacifiques alors qu’en réalité elles étaient l’expression du grand banditisme. Pillage, vol et destruction des biens publics et privés. Avec les dégâts susceptibles de créer plus de chômage qu’il en existe.

Ces mesures s’avèrent cependant insuffisantes au regard de l’ampleur de la révolte populaire. Car, ces manifestations même si elles peuvent être  mises dans le cadre de la manipulation des masses, relèvent quoi qu’on dise du mal être social. Elles font étalage de la misère et des frustrations subites au quotidien par une bonne partie des camerounais. On pouvait le constater par quelques graines de riz  et un ou deux kilos de poissons emportés par ces frondeurs à leur passage. C’est un cri de détresse lancé à l’endroit de nos dirigeants qui doit être prise en compte dans toutes les politiques publiques du nouveau gouvernement que devra mettre sur pied le président nouvellement réélu.

Le chantier est donc immense pour Paul Biya et son équipe. Ils doivent, aussitôt après sa prestation de serment, s’atteler à la tâche. Combler les déficits. Réparer la rupture née entre eux et cette tranche des camerounais. Reconstruire la fraternité de ce peuple fragilisée par les discours haineux véhiculés à travers les réseaux sociaux. Offrir les équipements de bases (écoles, routes, hôpitaux) aux populations. Mettre à leur disposition les biens vitaux (eau, électricité, santé).  Créer un cadre incitatif aux affaires  susceptible à son tour de créer des emplois.

Les attentes et les espoirs sont nombreux à l’endroit du président  réélu. Il doit, à court terme, apporter des solutions aux récriminations de cette frange de la population et à celles de l’ensemble des camerounais. S’il ne veut pas que ces scènes horribles et barbares se reproduisent et souhaite que ce mandat nouvellement brigué se déroule dans la paix. .

Félix Epée

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